Depuis le premier Janvier de cette année, personnes de plus de 65 ans ont fait une chute en Europe, avec parfois de graves conséquences
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En France, les personnes âgées sont de grands consommateurs de médicaments.La caisse d'assurance maladie donne les chiffres suivants :
- les plus de 75 ans ont une consommation de soins et de médicaments trois fois plus importante que la population générale.
- les prescriptions médicamenteuses des plus de 65 ans représentent le tiers de toutes les prescriptions alors que cette population ne représente qu'environ 15% de la population française.
- en 2001, près du quart des ordonnances de médicaments remboursées l'ont été pour des personnes âgées de 70 ans et plus (qui représentent un peu plus de 10% de la population totale).
- seulement 11% des Français âgés de plus de 65 ans ne prennent aucun médicament de façon régulière.
La consommation moyenne de ce groupe est de 4 à 5 médicaments par jour, mais les ordonnances contiennent parfois plus d'une dizaine de molécules. Cette polymédication peut avoir de nombreuses conséquences, notamment des chutes : on les appelle les chutes iatrogénes. En grec iatros signifie médecin, gène signifie qui a pour origine: la chute iatrogène est donc une chute provoquée par le médecin!
Les chutes iatrogènes proviennent de mécanismes divers en rapport avec l'administration de nombreux médicaments. Il est donc important de ne pas prendre de médicaments sans en parler à son médecin. Il ne faut pas hésiter non plus à lui rapporter les effets indésirables que l'on peut ressentir à la prise d'un nouveau traitement.
Pour en savoir plus :
Les médicaments les plus à risque appartiennent à différents groupes :En premier lieu la classe des psychotropes (benzodiazépines, somnifères et antidépresseurs) hypotension artérielle (globale ou orthostatique), troubles de la vigilance, anémie, hypoglycémie
- L'hypotension artérielle : les médicaments principalement responsables sont bien entendu les anti-hypertenseurs, les dérivés nitrés mais aussi les antidépresseurs, les neuroleptiques et les antalgiques opioïdes,
- Les hypoglycémies : survenant sous insuline ou sulfamides hypoglycémiants elles sont volontiers atypiques et graves,
- Les troubles du rythme et/ou de conduction cardiaque : souvent graves, ils sont en rapport avec un trouble électrolytique (dyskaliémie, dyscalcémie) ou avec la prescription (isolée ou en association) de digitaliques, bêta-bloquants, anti-arythmiques, inhibiteurs des canaux calciques non dihydropyridiniques, lithium, théophylline,
- Les accidents hémorragiques