Depuis le premier Janvier de cette année, personnes de plus de 65 ans ont fait une chute en Europe, avec parfois de graves conséquences
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Publié le 22 juin 2010
Le dernier rapport en date sur le site de l’UCRAMIF (l’Union Régionale des Caisses d’Assurance Maladie d’Ile-de-France) revient sur la prévention des chutes chez les personnes âgées, et réalise un état des lieux des actions réalisées dans la région.
Le groupe de travail a décidé de recenser les actions menées en Ile-de-France et à partir d’un échantillon le plus représentatif possible. L’UCRAMIF et la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) des Hauts-de-Seine, ont réalisé une enquête sous la forme d’un questionnaire. Elle a été menée auprès de 328 communes franciliennes de plus de 10 000 habitants (où la part des personnes âgées est supérieure à la moyenne régionale de 12,58 %), de 1 080 structures d’hébergement (maisons de retraite, résidences pour personnes, âgées et foyers logement), et de 17 coordinations gérontologiques (les CLIC : Centres Locaux d’Information et de Coordination).
Une enquête ciblée et significative
Les objectifs du questionnaire sont multiples. Tout d’abord il s’agit d’identifier le type d’interventions destiné à prévenir les chutes. Il y a la promotion de l’exercice physique (parcours de santé, séances de gymnastique, ateliers équilibre), les actions d’information et d’éducation auprès des personnes âgées et de leur famille, la formation des personnels de l’aide et du soin pour prévenir les chutes, et enfin, les actions sur l’environnement de la personne âgée (aménagement du logement, fourniture d’aides techniques). Les autres objectifs visent à préciser la qualité des intervenants concernés par ces actions (professionnels de santé, services d’aide à domicile), à connaître les modalités de recrutement des bénéficiaires de l’action (de personnes âgées de la commune, d’adhérents à un club de santé), et à cerner les modalités d’évaluation des actions entreprises (des moyens, des résultats avec la mesure des indicateurs éventuels).
Pour cette enquête, 246 retours ont été enregistrés sur 1 425 envois. Et 226 questionnaires ont pu être exploités, ce qui représente un taux de 16 %, taux jugé satisfaisant par l’UCRAMIF pour ce type d’enquête. Si on analyse le taux des retours par catégories d’organismes, on constate que 156 structures d’hébergement ont répondu à ce questionnaire (soit 69 %) et 70 hors structures d’hébergement (soit 31 %). En ce qui concerne les interventions menées au sein des ateliers équilibre, on se rend compte que ce sont les structures d’hébergement qui organisent le plus ce type d’activité (près de 60 %). Les autres (Centres communaux d’action sociale) semblent agir plus en promoteurs, quand ils ne sont pas eux-mêmes gestionnaires.
Entre activité et information
Au total 294 activités ont été dispensées au sein des diverses structures. La majorité étant des séances de gymnastique, des activités liées à la kinésithérapie, des ateliers dits « équilibre » et des parcours de santé. Si on se concentre sur les activités dispensées au sein des structures d’hébergement, il y a tout d’abord la kinésithérapie (96 %) et les séances de gymnastique (81 %). Viennent ensuite les parcours de santé (78 %), les activités de relaxation, telles le yoga ou le tai-chi (64 %), et les ateliers équilibre (60 %). Cette multitude d’activité est réalisée essentiellement par les personnels soignants avec une forte prédominance des kinésithérapeutes. Mais l’enquête montre que les ergothérapeutes et auxiliaires de vie sont trop peu associés à ces activités. Coté formation des professionnels, ce sont celles concernant l’utilisation d’appareils locomoteurs qui sont le plus prisées. Suivent celles sur la nutrition et sur les troubles psychologiques, en lien direct avec la préservation de l’équilibre des personnes âgées.
A tout ceci s’ajoute les actions d’information, car une prévention complète contre les chutes ne peut se contenter des seuls activités et ateliers. L’enquête révèle que 60 % d’entre elles concernent la nutrition, les actions dites sensorielles et l’ostéoporose.
La région Ile-de-France se montre donc dynamique en matière de prévention contre les chutes. Et bien que quelques points restent à améliorer, elle s’applique à essayer d’offrir un service de plus en plus adapté aux besoins de nos aînés.
Conflit d’intérêts :
L’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées dans cette article ou publiées dans la référence citée