Depuis le premier Janvier de cette année, personnes de plus de 65 ans ont fait une chute en Europe, avec parfois de graves conséquences
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Publié le 11 juillet 2011
Les centres de prévention Agirc Arrco proposent depuis de nombreuses années des consultations de dépistage et des actions collectives de de prévention des chutes. L'étude « Préserver l'équilibre pour prévenir les chutes » menée par les deux organismes de retraite complémentaire a évalué l'impact de ces actions collectives.
L'Agirc et l'Arrco ont tout d'abord réalisé un état des lieux des chutes au sein de la population qui fréquentait leurs centres de prévention, puis ils ont mesuré l'impact des actions collectives sur la qualité de leur équilibre physique d'une part, et sur le ressenti des personnes d'autre part.
Un surrisque de chute qui apparaît dès 55 ans
La capacité à rester en équilibre sur un pied est un indicateur du risque de chute. De mauvais résultats à ce test ont corrélé l'âge, les problèmes orthopédiques, la prise de médicaments ou encore l'obésité avec un risque de chute plus élevé. Ce surrisque apparaitrait déjà chez les personnes encore jeunes (55-74 ans) et pas seulement avec le grand âge. Trois tests différents ont été réalisés avant et après des programmes de prévention courts (5 semaines) et montrent un gain de souplesse et d'équilibre.
Des actes de la vie quotidienne plus faciles
Deux échelles, EVA (échelle visuelle analogique) et ABC (de confiance) ont servi à mesurer l'impact objectif de ces programmes. Les résultats apparaissent rapidement et montrent une diminution de la peur de sortir et une amélioration de la stabilité pour les actes habituellement vécus comme inquiétants (descendre une pente ou marcher sur une surface glissante). Les actes de la vie quotidienne deviennent aussi plus faciles (monter ou descendre des escaliers, se pencher pour ramasser un objet, etc.)
Un bénéfice sur le bien-être et les relations sociales
Questionnaires et témoignages ont également évalué l'impact subjectif des programmes de prévention. Ils laissent apparaître une nette amélioration de la confiance en soi dans les activités quotidiennes. Cette confiance permet de retisser les liens sociaux, de sortir de l'isolement induit par la chute et facilite ainsi une reprise de l'activité physique. Au final, le bien-être des personnes s'en trouve grandement amélioré.
Cette étude étaye l'intérêt d'une prévention active des chutes chez les personnes à risque et montre l'intérêt d'un travail de prévention sur l'équilibre en amont, sur la tranche d'âge des 55-74 ans.
Conflit d’intérêts :
L’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées dans cette article ou publiées dans la référence citée