Depuis le premier Janvier de cette année, personnes de plus de 65 ans ont fait une chute en Europe, avec parfois de graves conséquences
Entrez votre adresse mail :
| | Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Vérifiez ici. |
Publié le 11 juillet 2011
Mieux comprendre le risque de chute pour adapter les mesures de prévention. Tel était l'objectif de Frédéric Bloch et coll. Les chercheurs vont aujourd'hui plus loin et veulent développer un algorithme capable d'évaluer un risque de chute personnalisé, afin de mettre en place des mesures de prévention « sur mesure ».
Frédéric Bloch et ses collaborateurs ont réalisé une analyse des articles publiés dans la littérature médicale, afin d'identifier les facteurs susceptibles d’augmenter ou au contraire de réduire le risque de chute. 177 études ont ainsi été retenues pour la qualité de leur méthodologie. L'âge moyen de la population analysée était de 78 ans et 65% des personnes incluses n’étaient pas institutionnalisées. Le suivi des ces personnes variait de 1 mois à 4 ans suivant les études.
De l’identification des facteurs de risque...
88 facteurs de risque ont été répertoriés et une méta-analyse a été réalisée pour chacun d'eux. Ceux qui semblaient le plus significativement associés à un risque plus élevé de chute étaient la prise de médicaments, les antécédents de chute et les pathologies digestives. Ils étaient suivis par 11 facteurs physiques comme un test de marche anormal, l'utilisation d'un déambulateur ou d'une aide à la marche ou encore la peur de chuter.
… A l’évaluation du risque individuel
L'objectif de ces travaux est maintenant de développer un modèle intégrant le poids de chacun de ces facteurs de risque ou protecteurs dans un algorithme. En prenant en compte ces facteurs de façon globale, l'outil permettra de définir un profil de risque propre à chaque chuteur et peut être appliqué au dépistage individuel du risque de chute. Une aide précieuse pour mettre en place des mesures de prévention adaptées au besoin de chaque individu: programme de rééducation, aménagement de l'espace de vie, révision de la prescription médicamenteuse, etc.
Voir aussi
Surconsommation de médicaments contre les troubles du sommeil et l’anxiété, vers une amélioration des pratiques
Conflit d’intérêts :
L’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées dans cette article ou publiées dans la référence citée