Depuis le premier Janvier de cette année, personnes de plus de 65 ans ont fait une chute en Europe, avec parfois de graves conséquences
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Publié le 1 décembre 2011
Repérer le stress lié à la chute pour améliorer la spécificité et la sensibilité de la détection des chutes, tel est l’objectif que s’est fixé l’équipe du laboratoire Foton du CNRS. Son approche mixte alliant évaluation psychologique et mesure de paramètres physiologiques simples ouvre de nouvelles perspectives dans la détection des chutes.
La peur de tomber a été identifiée de longue date comme un paramètre d’évaluation du risque de chute chez les personnes âgées. Et des questionnaires comme le Fall Efficiency Scale International ont été mis au point pour l’identifier et la quantifier. Les chercheurs ont utilisé ces tests psychologiques pour évaluer la peur de tomber des seniors.
Corréler des paramètres physiologiques à l’état psychologique des seniors pour obtenir une indication du niveau de stress
Ils ont ensuite corrélé ces résultats aux mesures de paramètres physiologiques recueillis lors d’un stress bref (stimuli auditifs désagréables) : pouls, niveau de sudation, température. Ces mesures étaient obtenues grâce à un bracelet instrumenté d’une grande acceptabilité et pourvu de différents capteurs.
L’analyse des résultats des tests psychologiques et des mesures physiologiques a montré qu’il était possible d’établir une corrélation et que la mesure de paramètres physiologiques simples pouvait donc donner une indication du niveau de stress lié à la chute.
Améliorer la sensibilité et la spécificité de la détection des chutes des seniors à distance
La modélisation obtenue constitue un premier pas vers la construction d’un estimateur, intégrant des prédicteurs de chute et/ou de récidive de chute, et capable d’identifier des situations anormales. Un simple bracelet instrumenté permettrait donc de détecter le malaise et la chute des séniors, et de donner l’alerte dès repérage d’une anomalie.
Cette nouvelle approche, utilisant de façon conjointe des données d’observations psychologiques et physiologiques, est complémentaire de celle utilisée par les dispositifs de détection de chute existants (accéléromètre par exemple). Une fois validée, elle devrait permettre de discriminer plus facilement les situations de la vie quotidienne de vraies chutes.
Conflit d’intérêts :
L’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées dans cette article ou publiées dans la référence citée