Depuis le premier Janvier de cette année, personnes de plus de 65 ans ont fait une chute en Europe, avec parfois de graves conséquences
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Publié le 1 décembre 2011
Les chutes constituent une cause importante de morbidité et de mortalité au sein de la population gériatrique. Et le temps de détection après une chute est déterminant pour le pronostic du chuteur. C’est pourquoi plusieurs dispositifs sont à venir sur le marché et actuellement en phase de test. Que peut-on en attendre et comment s’y retrouver ?
Le temps passé au sol après une chute est un élément déterminant du pronostic de la personne. En effet, 40 à 50% des chuteurs ayant passé plus d’une heure au sol décèdent dans l’année qui suit leur chute. D’où la nécessité de mise en place de systèmes de détection efficaces et rapides.
Des systèmes d’alarme pour une intervention rapide après la chute
Les médaillons d’alerte, portés autour du coup et reliés par radio à un centre d’appel constituent une première solution. Mais ils ne sont souvent pas portés en raison de la gêne occasionnée et quand ils le sont, la personne choquée peut ne pas être en état de le déclencher. Mieux vaut donc compter sur une détection automatique. Deux systèmes peuvent être envisagés : l’analyse de l’activité (accéléromètres et capteurs de mouvements installés dans différentes pièce du logement) ou l’analyse physiologique (pouls, température) par bracelet ou par patch. Des logiciels d’aide à la décision peuvent réduire le temps de déclenchement de l’alerte et minimiser les fausses alertes).
La détection en temps réel
Déceler le passage de l’état debout à l’état allongé ou le choc lié à la chute présente l’avantage de permette une intervention immédiate. Des accéléromètres, baromètres ou inclinomètres sont utiles dans ce cadre, mais ne peuvent être utilisés seuls car il existe des risques non négligeables de non détection (glissement progressif de la personne) ou de fausses alarmes (choc volontaire).
Repérer les facteurs précurseurs pour prédire la chute
Les variations des facultés physiques (équilibre, longueur du pas) ou des habitudes de la personnes (temps moyen passé dans chaque pièce, fréquence d’ouverture du réfrigérateur) sont autant d’éléments précurseurs qui précèdent les chutes. Ils évaluent un risque statistique, mais sans certitude de survenue de la chute.
Le système idéal interviendra sans doute à ces différents niveaux. Il devra surtout savoir se faire discret pour être bien accepté des personnes âgées et s’adapter aisément à leur domicile.
Voir aussi :
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Un détecteur de chute innovant au banc d’essai
Conflit d’intérêts :
L’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées dans cette article ou publiées dans la référence citée